Découverte en Égypte de la dernière tombe royale perdue de la XVIIIe dynastie

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Des archéologues ont identifié à Louxor la tombe de Thoutmôsis II, l’un des pharaons les plus énigmatiques. Une découverte jugée la plus importante depuis Toutankhamon.

Découverte en Égypte de la dernière tombe royale perdue de la XVIIIe dynastie
Crédit image: Spacedaily

Près du Djebel Thèbes, à Louxor, des fouilles ont mis au jour la dernière tombe royale manquante de la célèbre XVIIIe dynastie de l’Égypte ancienne. Ce tombeau, désigné sous le code « C4 », a été attribué à Thoutmôsis II, époux de la célèbre femme pharaon Hatchepsout. Cette découverte est considérée comme un tournant historique pour l’archéologie, car il s’agit du premier tombeau royal mis au jour depuis celui de Toutankhamon, découvert en 1922 par Howard Carter.

Le mystère enfoui sous le sable

Les travaux ont débuté lorsque deux membres de l’équipe de fouille, Eşref Ömer Ali et Heraci Seyid Ahmed, ont remarqué la texture inhabituelle et plus meuble du sable dans une zone jusque-là jugée archéologiquement peu prometteuse. Cette observation a déclenché une campagne de fouilles méticuleuse qui s’est étendue sur trois ans. En raison de l’emplacement du tombeau, les chercheurs ont d’abord pensé qu’il appartenait à une épouse royale. Mais les indices mis au jour au fur et à mesure que l’on descendait en profondeur ont complètement remis en cause cette première hypothèse.

Trois preuves décisives pour l’identification

Le tombeau avait subi de graves dommages à la suite d’une importante crue dans l’Antiquité : les parois enduites s’étaient effondrées et l’intérieur était comblé de boue. La momie du pharaon avait quant à elle été déplacée dès l’époque pharaonique par des prêtres, vraisemblablement pour la mettre à l’abri. Trois éléments majeurs ont toutefois permis d’identifier sans ambiguïté le propriétaire de la tombe : les textes funéraires de l’Amduat, réservés aux seuls souverains, peints sur les parois ; le plafond décoré d’un ciel bleu parsemé d’étoiles jaunes ; et des vases en calcite (albâtre) portant les cartouches de Thoutmôsis II et de la reine Hatchepsout.

La XVIIIe dynastie de l’Égypte ancienne est considérée comme l’une des périodes les plus fastueuses, connue notamment pour des chefs‑d’œuvre uniques tels que le célèbre masque d’or de Toutankhamon [2]. Les recherches menées sur les tombes de la région thébaine montrent que, aux côtés des rois, les artisans d’élite qui ont bâti ces sépultures monumentales ont eux aussi laissé un patrimoine culturel d’une grande richesse [1], [3]. La mise au jour de la tombe de Thoutmôsis II vient compléter la dernière pièce manquante de ce vaste puzzle dynastique.

Un moment historique

Le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités a confirmé officiellement la découverte le 18 février 2025. Le directeur de la fouille, Litherland, a confié qu’il n’avait pu retenir ses larmes lorsque l’identité du tombeau a été définitivement établie, qualifiant ce moment d’extrêmement bouleversant et chargé d’émotion pour toute l’équipe. Cette découverte apporte un éclairage nouveau sur la vie et la mort de l’un des souverains les plus mal connus de l’histoire pharaonique.

Sources et pour aller plus loin

Crédit image et source de l’information : Spacedaily / spacedaily.com