Un passage de l’Iliade découvert sur une momie de 1 600 ans en Égypte

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À Oxyrhynchus, en Égypte, un fragment de l’Iliade d’Homère a été retrouvé sur une momie romaine, intégré de façon intentionnelle au rituel de momification.

Un passage de l’Iliade découvert sur une momie de 1 600 ans en Égypte
Crédit image: Sciencedaily

Lors des fouilles menées à Al Bahnasa, sur le site de l’ancienne cité d’Oxyrhynchus en Égypte, les archéologues ont mis au jour une découverte sans précédent. Dans la tombe numéro 65 du secteur 22, ils ont retrouvé, sur la région abdominale d’une momie de l’époque romaine vieille d’environ 1 600 ans, un papyrus soigneusement déposé. Les analyses ont montré qu’il s’agissait d’un passage de l’Iliade d’Homère, l’une des œuvres majeures de la littérature grecque antique. Cette découverte est d’une importance particulière, car elle constitue la première preuve archéologique attestant l’usage délibéré d’un texte littéraire dans le cadre d’un rituel de momification.

La Mission archéologique d’Oxyrhynchus, rattachée à l’Institut d’Études du Proche-Orient de l’Université de Barcelone, avait déjà mis au jour par le passé des papyrus placés sur des momies. Toutefois, les textes découverts jusqu’ici relevaient exclusivement de documents magiques ou liés à des rituels religieux. C’est la première fois qu’une œuvre littéraire, et plus précisément un classique comme l’Iliade, est attestée comme élément d’un rituel funéraire.

Un extrait du « Catalogue des vaisseaux »

Les spécialistes ont identifié le papyrus comme un fragment du deuxième livre de l’Iliade, issu du célèbre « Catalogue des vaisseaux », qui énumère les forces grecques ayant participé à la guerre de Troie. Les chercheurs soulignent que ce type de document écrit constitue une source irremplaçable pour comprendre la vie quotidienne, les croyances et les valeurs des populations de l’Antiquité [4]. Par l’étude des vestiges matériels laissés par les civilisations passées, l’archéologie continue ainsi d’éclairer l’histoire de l’humanité [1].

La nécropole d’Al Bahnasa, où la découverte a été effectuée, se situe à environ 190 kilomètres au sud du Caire et est considérée comme l’un des principaux centres de l’Égypte gréco-romaine. La région est réputée pour ses archives de papyrus antiques, conservées pendant des millénaires grâce à la sécheresse du climat. Les recherches récentes y ont également mis au jour un complexe funéraire composé de trois chambres funéraires en calcaire, renfermant des momies d’époque romaine et des sarcophages en bois richement décorés. Bien que certaines pièces aient été endommagées par des pillages anciens, la préservation de ce papyrus littéraire a suscité un vif enthousiasme dans la communauté scientifique. Pour approfondir ce contexte et consulter des ressources complémentaires, voir [2] [3].

Sources et lectures complémentaires

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